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  • : Ce blog a pour objectif la communication entre les fouilleurs du site archéologique de Bondy, Quartier du Maréchal De Lattre de Tassigny et donne des indications pour les bénévoles et les stagiaires en archéologie. Il permet aussi aux différents interlocuteurs de connaître le chantier...
  • : 02/02/2011
Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 18:43

Après le blog sur le site des Mastraits à Noisy-le-Grand

 (http://mastraits93.over-blog.com/),

 voici celui sur la fouille archéologique de Bondy, De Lattre de Tassigny...

 


 

INFORMATIONS A L'USAGE DES FOUILLEURS BENEVOLES OU STAGIAIRES

 

Les bénévoles et les stagiaires sont accueillis sur le site préférentiellement après la période de décapage (à partir du 10 mars) pour une meilleure disponibilité de l'équipe.

Dans le cadre de stage conventionné (non rémunéré), il est impératif de faire remplir la convention au préalable par l'université PUIS de l'envoyer au Conseil Général de Seine-Saint-Denis pour validation après un premier passage sur le terrain pour compléter les informations. Il faut prévoir d'envoyer la convention le plus rapidement possible. Un délai de 20 jours est nécessaire pour entre le moment ou la convention arrive au Bureau de l'archéologie et ou elle est validée. De même, il faut absolument faire une demande à Claude Héron (cheron@cg93.fr), chef du Bureau de l'archéologie, un mail suffira. Pour plus d'informations, appelez le Bureau de l'archéologie au 01.55.83.01.40

Dans le cadre de bénévolat (non rémunéré), une simple feuille sera à remplir dès l'arrivé sur le chantier de fouille.

 

L'hébérgement et le repas ne peuvent être malheureusement pas être pris en compte dans le cadre de cette opération.

 

Selon la météo, il est souhaitable de prévoir des habits adéquats et une tenue de rechange.  

 

Dernier point, la fouille ne concerne pas une nécropole mérovingienne mais gallo-romaine (estimée entre 50 et 150 sépultures) et principalement un habitat du haut Moyen Âge (ici, VIIème - XIème siècle parès J.-C.). Il s'agit d'un chantier d'archéologie préventive selon la loi de 2003 et non d'un chantier de fouille programmée.

 

 


 

 

 

 

POUR VOUS INSCRIRE POUR LA FOUILLE EN BENEVOLAT OU QUAND VOS DATES DE FOUILLE SONT VALIDEES, INSCRIVEZ SUR CET AGENDA , IL EST IMPERATIF D'ENVOYER UNE DEMANDE ECRITE A : cyrille.le-forestier@inrap.fr AVEC UN CV A JOUR

 

 

Allez sur gmail, entrez le nom d'utilisateur et le mot de passe (ci-dessous) et allez dans AGENDA (en haut à gauche)

 

utilisateur : bondyarcheo  ; mot de passe : archeo93

 

Cliquez sur la date, puis sur Evénement et entrez votre nom.

 

Dans le cas où il y aurait 5 personnes inscrites le même jour, veuillez choisir un autre jour

 

Pour venir au chantier, prendre le RER E à Haussman Saint-Lazare ou Gare du Nord et arrêtez-vous à Bondy.

Ensuite, prendre le bus 616, 303 ou 346 (la liste n'est pas exhaustive) et descendez à Mairie de Bondy ou Eglise de Bondy. Le chantier se situe à l'angle des rues Jules Guesde et du Maréchal De Lattre de Tassigny. A votre arrivée, appelez le 06.37.57.96.03.

Les horaires de travail sont de 8h à 17 h avec une pause d'une heure à midi.

Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 15:01

bondy-DLT-prepa-avec-nec.jpg

 

Le chantier se situe à l'angle des rues Jules Guesde et De Lattre de Tassigny (au niveau de la flêche noire).

 

Plusieurs fouilles se sont déroulées dans ce quartier. Une première fouille (Inrap) à permis la mise au jour d'environ

500 sépultures des époques gallo-romaine et du haut Moyen Âge.

La plus ancienne occupation funéraire est attestée vers le IIIème siècle après J.-C. et concerne près de 200 sépultures. Les

défunts sont déposés à l'intérieur de cercueils ou de coffrages en bois. Cela est attesté par la présence de clous et par la position des ossements. Quelques fois, une pièce (obole à Charon) a été placée à l'intérieur de la bouche du défunt.

Petit à petit, la nécropole se déplace et les pratiques funéraires évoluent. Les défunts sont alors enterrés dans des sarcophages

de plâtre, parfois décorés. Les squelettes sont repoussés sur les bords du sarcophage pour permettre le dépôt d'autres cadavres. L'époque mérovingienne est représentée par 250 sépultures. Quelques plaques-boucles ont été découvertes avec les sujets.

Progressivement, les défunts sont inhumés vers l'ouest, au niveau de carrefour des rues Polissard et Jules Guesde. Les sépultures carolingiennes, au nombre de 80, se caractérisent par des creusements anthropomorphe. Seul un défunt occupe la sépulture.

Une tranchée réalisée au pied de l'église à permis la découverte de trois sépultures multiples de catastrophe. Des analyses C14 et d'ADN ancien ont révélées que ces sépultures à celles de pestiférés du milieu du XIVème siècle (Peste Noire).

 

L'objectif de la fouille de 2011 est de mettre en évidence la limite nord de la nécropole gallo-romaine et la suite du village carolingien (au nord-ouest sur le plan).

 

 

 

 

Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 15:22

 

1 Contexte

 

Bondy est l’un des quelques lieux du nord-est francilien mentionnés dans un exceptionnel document attribuable au VIe ou au VIIe siècle, conservé aux Archives nationales et connu sous l’appellation de « testament d’Erminethrude ». Ce document mentionne à plusieurs reprises le « vicus » de Bondy et son église, desservie par une communauté de frères. De fait, de 1964 à 1981, plusieurs découvertes fortuites mettent en évidence une nécropole mérovingienne avec sarcophages de plâtre.

 

En 2005-2006, une fouille archéologique préventive est réalisée par l’INRAP, avec le concours du Bureau de l’archéologie du Département de la Seine-Saint-Denis rue Jules Guesde, soit juste au nord de l’église actuelle (reconstruite en 1875-1876 sur un état antérieur de 1750-1752). Dirigé par Sébastien Poignant, cette opération – dont le rapport est en cours d’achèvement - vient considérablement enrichir notre connaissance de la topographie du Haut Moyen Age. A l’époque mérovingienne, un fossé large de 6 m circonscrit un espace occupé, à l’est, par une zone funéraire, à l’ouest, par une zone d’activité et d’habitat. Les inhumations sont réalisées dans des sarcophages de plâtre ou des fosses plâtrées, souvent mal conservée, mais dont l’étude typologique serait de nature à relancer, avec celle de la nécropole mérovingienne fouillée en 2008-2009 à Noisy-le-Grand, un questionnement très actif dans les années 1980 à la suite de la fouille des importantes nécropoles de Saint-Denis et de Villemomble. A l’époque carolingienne, l’aire funéraire se déplace à l’ouest de l’enclos tandis que l’espace précédemment dédié aux inhumations accueille désormais des activités dédiés à l’habitat et à ses activités connexes. Les modes d’inhumations sont différents de ce qu’ils étaient à la période précédente, avec le recours à des enfouissements en pleine terre. AU total, ce sont plus de 300 sépultures du Haut Moyen Age qui ont ainsi été mises au jour. Au XIe siècle, le grand fossé est comblé. Se met ensuite en place la trame classique de l’habitat villageois médiéval du centre de l’Ile-de-France, avec un front bâti sur rue et un usage massif du plâtre et du gypse pour la construction.

 

De façon inattendue, la fouille a également mis en évidence l’existence d’une exceptionnelle nécropole de la fin du Bas Empire. L’hypothèse de travail élaborée lors de la fouille amènerait à y distinguer deux phases. A la première, datable de la fin du IVe siècle, serait attribuable une petite construction rectangulaire comprenant deux cuves de sarcophages en pierre, de sorte qu’il serait tentant d’y voir un mausolée. A la seconde, datable du Ve siècle, serait attribuables environ 200 inhumations pratiquées faites dans des cercueils, puis dans des coffres, déposés dans de profondes fosses rectangulaires.

 

En 2004 et 2007, les observations réalisées par le Bureau de l’archéologie du Département de la Seine-Saint-Denis à la faveur de la réfection de la rue Jules Guesde ont complété les données cette opération. Une trentaine de tombes carolingiennes ont été mises au jour dans le prolongement de l’aire funéraire découverte sur la fouille. Des sépultures médiévales ont été fouillées au droit du mur nord de l’église, notamment une sépulture collective, attribuable à la seconde moitié du XIVe siècle, contenant des squelettes de pestiférés. Au droit du chevet, deux cuves en pierre attribuables au Ve siècle ont été mises au jour. On note que ces cuves en calcaire sont constituées de blocs issus du démantèlement d’un édifice antique.

 

Le diagnostic pendant l’hiver 2009-2010 par le Bureau de l’archéologie du Département de la Seine-Saint-Denis a concerné toute la Cité De Lattre de Tassigny, au-delà de l’emprise faisant l’objet du présent projet d’opération. Ses conclusions doivent impérativement être relativisées, car les conditions d’intervention – diagnostic au sein d’un ensemble de logements encore occupés, indispensable maintien des zones de circulation intérieur – n’ont pas permis de procéder à un échantillonnage optimum du terrain d’assiette.

 

Au nord et à l’est de la fouille de 2005-2006, 6 tranchées de diagnostic livrent, d’une part des sépultures, d’autre part des vestiges d’habitat. Les vestiges d’habitat renvoient à la typologie des structures excavées découvertes en milieu rurale au premier Moyen Age, et semblent plutôt attribuable à la période VIIIe-XIIIe siècle. Par leur typologie, les sépultures (3 fouillées, 7 identifiées) semblent plutôt attribuables à la nécropole du Bas Empire. On note la discrétion de l’époque mérovingienne, mais l’important bruit de fond que suscitent les découvertes de mobilier résiduel du Bas Empire.

 

2 Problématique scientifique et objectifs

 

La question essentielle que pose la fouille faisant l’objet du présent projet scientifique et technique concerne l’extension de la nécropole du Bas Empire. Sur la base des données du diagnostic, celle-ci semble s’étendre de façon franche vers l’est, de façon peut-être plus diffuse vers le nord, encore qu’il convienne là de rappeler les limites du diagnostic : il conviendra de confirmer ou d’amender cette hypothèse. L’hypothèse du phasage en deux temps (fin IVe, Ve siècle) de la nécropole devra également être éprouvé à la lueur des nouvelles données de fouille.

 

La question de la densité des sépultures dans la nécropole antique est un point essentiel, et le présent projet scientifique et technique entend faire droit de la façon la plus raisonnée possible à la grande incertitude qui perdure à l’issu du diagnostic. Outre les difficultés génériques inhérentes aux diagnostics des ensembles funéraires, les limites du diagnostic doivent ici être encore fortement rappelées. Une marge d’incertitude très significative subsiste, dans un rapport d’au moins 1 à 5, encore qu’il faille rappeler que la nécropole telle qu’elle se révèle sur la fouille de 2005-2006 ne présente d’espace de densité diffuse : un nombre très significatif de sépultures ne serait donc en rien surprenant.

 

L’importance du mobilier résiduel du Bas Empire que livre le diagnostic pose la question de l’occupation antique avant l’implantation de la nécropole. On rappellera à cet égard que la RN3, qui passe à 300 m au nord du site, est un itinéraire d’origine antique , et que les tranchées de diagnostic réalisées au nord de la cité De Lattre de Tassigny, précisément le long de l’axe antique, ont également livré, dans un contexte qui reste certes encore confus, des éléments mobiliers antiques.

 

La discrétion des vestiges mérovingiens découverts lors du diagnostic semble confirmer que le large fossé mis au jour en 2005-2006 circonscrit bien l’occupation, tant funéraire que civile, de cette période. L’extension de l’habitat à l’époque carolingienne renverrait alors à un schéma de développement désormais bien attesté dans les habitats franciliens, souvent caractérisés entre le milieu du VIIe et le milieu du VIIIe siècle, par l’amorce d’une croissance significative. Cette présence plus affirmée des vestiges d’habitat carolingien renvoie peut-être également à une transformation du statut du site qui, toute proportion gardées, ne serait pas sans évoquer ce qui peut être observé à Saint-Denis où l’établissement monastique mérovingien – on se rappellera la mention de « fratres » à Bondy dans le testament d’Erminethrude - se mue à l’époque carolingienne en bourg monastique où la composante civile ne cesse de s’affirmer, tandis que s’enclenche une dynamique urbaine autonome. Dans ce registre, on sera attentif au mobilier mis au jour, et notamment à tout objet ou résidu de fabrication qui pourrait permettre de mieux cerner les relations de l’habitat avec l’espace religieux. Par ailleurs, si l’absence de tombes attribuables à l’époque carolingienne dans les tranchées de diagnostic valide pour l’instant le schéma de développement de l’aire funéraire proposée à l’issu de la fouille de 2005-2006, on ne peut sur cette seule base exclure la présence d’aires funéraires « secondaires », à l’image là encore de ce qui peut être observé à Saint-Denis, autour de la grande nécropole associée au centre monumental.

 

Enfin, si le diagnostic n’a pas livré de vestiges postérieurs au XIIIe siècle, et notamment des constructions, il pourra être opportun de s’interroger sur les modalités du passage de l’aire d’habitat du premier Moyen Age au fond de parcelles du second Moyen Age. Une attention particulière sera donc portée à la détection des traces culturales.

 

Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 19:18

 

Cette sépulture, dite multiple, accueille les squelettes de 5 individus décédés au XIVème siècle. Des analyses

ADN ont mis en évidence la présence de Yersinia Pestis. Ce cas est le seul attesté en archéologie en Île-de-France.

 

 

 

 

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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 19:44

A la suite de la fouille des Mastraits (2009), une exposition voit le jour à Noisy-le-Grand voulue et réalisée en partie par la même équipe de Bondy, Quartier De Lattre De Tassigny. Vous y êtes tous invités.

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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 20:00

Pour en savoir un peu plus sur l'archéo-anthropologie en Seine-Saint-Denis, voici un peu de documentation :

 

http://www.atlas-patrimoine93.fr/documents/patrimoine_en_SSD_18.pdf

Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 12:50

Le décapage a débuté mercredi 23 février. Les premières structures sont apparues et la fouille a commencé. Voici un aperçu...decpage---Copie.jpg.jpg

 

Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 18:49

Après cinq jours d'enlèvement des terres superficielles, près de 200 structures ont été décomptées. Parmi elles, des trous de poteaux, des fours, des fossés attestent de la continuité du village du haut Moyen Âge de Bondy, déjà attesté plus au sud lors des fouilles de 2005-2006. Vers l'est, des sépultures gallo-romaines sont apparues et témoignent de la continuité de la nécropole. Si la densité des sépultures est similaire à ce que nous avons dégagé aujourd'hui, les 2000m² supplémentaires pourraient livrer au total plus de 50 inhumations.

 

 

Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 18:55

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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 20:17

En l'honneur de l'anniversaire d'un des archéologues du chantier, une cérémonie extérieure a été organisée. En voici un extrait.

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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 22:15

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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 20:06

 

 

 

Louba et Anthony s'interrogent devant une coupe bien complexe... Celle-ci livre les comblements d'un fossé, d'un silo, d'un four et de deux fosses indéterminés à ce jour. Le site révèle une stratigraphie parfois complexe, témoin de remaniements de l'espace funéraire, artisanale et de l'habitat durant le haut Moyen Âge.

 

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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 19:37

La fouille des sépultures a débuté il y a quelques jours. Une sépulture d'immature inhumé au sein d'un cercueil de bois (dont il ne reste que les clous) a été dégagée.

Une fosse livrant du matériel probablement prothistorique a été mise au jour au bord de l'emprise sud....

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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 19:54

Voici un premier plan après la levée topographique. D'ores et déjà, plusieurs fossés se poursuivent entre les différentes fouilles (2006 et 2011).

 

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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 22:23

 

 

La troisième sépulture a été fouillée. Il s'agit d'une inhumation dans un coffrage de bois très étroit comme le montre

la compression générale du squelette.

Au fur et à mesure du chantier, les plans de bâtiments apparaissent et l'organisation générale de l'occupation du

haut Moyen Âge, principalement une zone artisanale, se clarifie.

A la lisière de la nécropole gallo-romaine, en limite des colluvions, une structure protohistorique (un silo) atteste de l'occupation ancienne (500-300 av. J.-C.) du site.

 

 

 

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